newsletter septembre 2026

Nous sommes particulièrement fiers d’inaugurer l’installation d »Ouvrir la voie #Gers » qui prendra place le long des murs du bâtiment de la STEP à Gimont. La municipalité fait ici un geste fort pour la présence des femmes dans l’espace public et la reconnaissance du matrimoine. Venez nombreux fêter cela.
« Il va falloir trouver très vite une alternative pour une partie de la jeunesse et de celle qui est un peu moins jeune. Brecht peut redevenir un recours parce que, encore une fois, il est intimement lié aux luttes. »
O.Neveux
La rentrée après un été qui n’en fut pas tout à fait un. Un été sous le signe de la protection, de l’abri. Un été qui a brutalement changé de figure, comme si l’été n’était plus l’été. Impossible de continuer à parler de « la douceur de l’été », des soirées à refaire le monde, de sons discrets des grillons. Plus de douceur juste la violence d’un climat, un déchainement brutal qui nous laisse pour ce que nous sommes: des petits humains, fragiles qui ont trop cru à leur puissance.
L’été sera-t-il dorénavant le printemps? Les spectacles se joueront ils désormais minuit? Vivrons-nous la nuit? Que feront nous la journée? Pourrons-nous dormir ? Mon été, comme le votre, à été peuplé de tout cela, de ces pensées par très construites, de ces peurs, de ces tristesses. Certains des plantes que j’adore n’ont pas survécu. C’est une peine, comme de perdre des amis chers, une forêt, un paysage. Cela a un nom, cette nostalgie des paysages perdus : la solastalgie. Comme le langage s’adapte vite….
Il faut inventer, bouger, rester souple, faire le guépard, observer, discuter, s’entraider. Surtout, il faut protéger les plus faibles, petits humains, petites plantes, petits animaux mais aussi les anciens, anciens arbres, anciens humains, anciens animaux. Créer des refuges, mettre de l’eau dans des bassins pour les oiseaux. Petits gestes réconfortants qui donnent un petit pouvoir d’agir.
Dans cet été étouffant, écouter les soignés et les soignants de la clinique de Laborde, dire la pièce « Celui qui dit oui, celui qui dit non » de B.Brecht mis en scène par Leila Lemaire agit comme un remède. Et le théâtre redevient politique, espace où combattent les idées, où cohabitent les questions. Il redevient ce qu’il a toujours été pour nous : un espace pour défendre ce monde auquel nous tenons.
Un monde juste, respirable, où chacun aurait sa place.
H.Mathon


Clinique de Laborde/ Cour-Cheverny / Représentation du 15/08 » Celui qui dit oui, celui qui dit non » B.Brecht. Mise en scène L.Lemaire

