Deuxième session / du 6 au 11 Juin 2016

 

« Dans mes livres, j’ai imaginé des gens qui salent le Gulf Stream, construisent des barrages pour empêcher l’inslandis du Groenland de glisser dans la mer, pompent l’eau des océans dans les cuvettes asséchées du Sahara et de l’Asie pour créer des lacs salés, pompent la glace fondue de l’Antarctique vers le nord pour alimenter en eau douce, créent des bactéries génétiquement modifiées pour que les racines des arbres puissent capter plus de carbone, soulèvent la Floride de dix mètres pour la sauver de l’engloutissement et, chose plus difficile d’entre toutes, transforment le capitalisme de fond en comble. » Kim Stanley Robinson

 

L’apocalypse différée est  une histoire imaginaire, un récit d’anticipation. En effet nous avons pu constater , au cours d’épisodes de grèves  récents par exemple,  combien nous sommes dépendants des  énergies fossiles,  mais avons-nous essayé une fois seulement d’imaginer ce que seraient nos vies sans pétrole ? C’est à cela que nous convie Dario Fo.

Son texte ne comporte pas beaucoup d’action : on y réfléchit, on y discute, on s’ y interpelle. Si la tension et la foule augmentent au cours du texte, rien ne semble jamais devenir tragique, le rire n’est jamais loin.

Le théâtre officie ici en tant qu’espace où les hommes échangent  entre eux, se disputent, s’invectivent, rient, chantent. C’est le lieu où les histoires se déploient et  s’écoutent. C’est, avant tout, un lieu collectif. Un lieu où sont favorisés l’expression et le rassemblement. D’où, une facilité de circulation, des espaces où on se voit et on s’entend.